Abusé... Deuxième post qui me renvoi à mes propres expériences...
Concernant la vengeance, je ne peux pas dire que ce soit une mauvaise chose. Bien utilisée, ça remet n’importe qui à sa position. Et cadeau bonus, ça défoule, la plupart du temps. Le danger est le « devenir froid ». Et là, les gens qui me connaissent vont dire que je sais de quoi je parle… Devenir froid, c’est deux choses différentes selon moi. Une mauvaise, et une …. moins mauvaise.
La première est l’antipathie et la méchanceté ; la seconde est un dédain, qui recouvre néanmoins une légère empathie, cachée derrière la glace, avec un soupçon de « savoir écouter ». Devenir froid peut conduire à ses deux façons d’être. J’affectionne la deuxième personnellement, mais je comprends également la première, même si je trouve dangereuse sa façon de nous attirer vers le fond.
Concernant le mode roue libre, difficile d’avoir un avis. C’est juste le temps de trouver une activité ou un centre d’intérêt. On arrête de cogiter pour se concentrer sur ces centres d’intérêts. Voir peut-être plutôt sur la personne digne d’intérêt. Ce qui nous amène donc à la fille.
Tu – on se tutoie maintenant ^^ - as deux choix, c’est sûr, mais je ne suis pas fan du dualisme droite/gauche. Oui, je vais faire mon relou, et en plus ça va être long. Y’a trop peu de blogs intéressants et bien écrit pour se restreindre quand on en trouve un. Donc j’annonce, je vais faire mon lourd.
Remise en situation : tu es en face du mur, c’est sûr, et tu cours dans sa direction.
Mais je ne crois pas que tu puisses virer à droite ou à gauche au dernier moment. Virer de bord signifie continuer le chemin, indépendamment du mur. Or, à droite comme à gauche, on pense constamment au mur que l’on a évité, que l’on contourne, puisqu’on continue à le longer. On ne peut pas vraiment parler de choix à prendre quand ces deux choix justement consiste à la même chose : fuir la question/le mur. C’est aussi partir du principe que l’on ait eu le temps d’anticiper les suites d’évènements et que l’on ait eu le temps d’y penser, pour mieux les affronter, ce qui est rarement le cas. Petite question : aurais-tu pu anticiper l’état dans lequel t’as collé le slow ? Et je réponds à ta place (parce que je fais ce que je veux) : non. On a trop souvent un choix à faire dans la précipitation.
La vie c’est un peu des milliers de mur qu’il faut escalader, ou se manger de face. L’image du mur est bien choisie, donc je l’ai reprise ^^. Et si on arrête cinq minutes les métaphores – un peu chiantes et pénibles quand même, les deux choix sont affronter/saisir et fuir. Lever les mains vers les encoches pour mieux grimper, ou les garder contre soi par peur de se faire mal.
Escalader le mur, c’est agir et se dépatouiller avec ce que l’on a. Affronter les situations, et en tirer une expérience, dans la douleur ou le plaisir, quoique quelque part, les deux cas seront positifs pour la suite. Gain d’Xp quoi …. ^^
Ne rien faire, c’est se manger le mur. Et en conserver une cicatrice pour le restant du chemin. Restant du chemin qui se fera à droite comme à gauche pour le coup. En revivant pour une plombe la douloureuse incrustation des pierres dans son petit visage. Regretter et revivre pour longtemps ce douloureux moment d’inaction.
A titre personnelle, ça vaut ce que ça vaut, mais j’ai toujours regretté les fois où je n’ai pas agit. Et la question : « Qu’est-ce que je n’ai pas gagné ces fois-là? » me hante toujours un peu. A l’opposé, je suis toujours sorti gagnant des situations que j’ai affronté. Je n’ai que rarement eu ce que je voulais, c’est vrai, mais toujours acquis deux choses : Xp et skill. Trois choses en fait. De la will aussi, cette petite chose qui me fait agir, dans l’espoir de réussir à franchir plus tard tous ces putains de murs qui s’enchainent, à l’aide de mon Xp et de mes skills nouvellement acquis.
Et concernant la phrase : « on n'attend plus le prince charmant mais juste un garçon gentil et sincère », c’est la deuxième fois que je l’entends. Mais j’espère aussi qu’elle soit vraie.